Depuis la fin du mois de juin 2026, les physalies sont de retour sur plusieurs plages de la côte basque. Leur flotteur bleu-violet attire facilement le regard, mais leur présence impose quelques précautions.

Plusieurs plages de Bidart, Biarritz et Anglet ont notamment connu des fermetures temporaires de la baignade après des signalements. Le phénomène a également concerné d’autres secteurs du littoral aquitain.

Le principal danger vient de leurs longs filaments, capables de s’étendre sur plusieurs dizaines de mètres et de rester urticants même lorsque l’animal est échoué sur le sable.

Une fausse méduse poussée par le vent

Malgré son apparence, la physalie n’est pas une méduse.

Physalia physalis, aussi appelée galère portugaise, appartient aux siphonophores. Elle est constituée de plusieurs organismes spécialisés qui fonctionnent ensemble au sein d’une même colonie.

Son flotteur translucide, généralement bleu ou violet, reste à la surface de l’eau. Il agit en partie comme une voile et permet à la physalie de dériver sous l’action du vent et des courants.

C’est ainsi que des individus vivant habituellement dans des eaux plus chaudes peuvent atteindre nos côtes.

Des filaments beaucoup plus longs qu’ils n’en ont l’air

Le flotteur d’une physalie ne mesure que quelques dizaines de centimètres. Pourtant, ses filaments peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres.

Dans l’eau, ils sont parfois difficiles à distinguer. Il est donc possible d’entrer en contact avec eux sans s’être approché du flotteur visible.

Ces filaments restent également urticants après l’échouage. Une physalie trouvée sur le sable ne doit donc jamais être manipulée, même si elle semble morte.

Le contact peut provoquer une douleur intense, des rougeurs et des lésions ressemblant à des brûlures. Des symptômes plus importants peuvent aussi apparaître dans certains cas.

Sur Atalaya, nous avons la chance de les observer en toute sécurité

Chez Explore Ocean, ces rencontres sont aussi l’occasion d’admirer un organisme marin aussi étonnant que méconnu.

À bord d’Atalaya, nous sommes ravis d’observer ces belles créatures en toute sécurité, à distance de leurs filaments.

Depuis le bateau, leur flotteur aux reflets bleus et violets offre parfois un spectacle remarquable à la surface de l’océan. Ces observations permettent aussi de mieux comprendre le fonctionnement du milieu marin et les espèces qui peuvent ponctuellement fréquenter nos eaux.

Pour nous, la règle reste simple : observer, photographier et respecter l’animal, sans jamais le toucher.

Une physalie n’a pas besoin d’être manipulée pour être fascinante.

Que faire en cas de piqûre ?

En cas de contact avec un filament, l’ARS Nouvelle-Aquitaine recommande de sortir immédiatement de l’eau et de rincer la zone avec de l’eau de mer.

Il ne faut surtout pas utiliser d’eau douce, ni frotter la peau.

Il est également déconseillé d’utiliser des remèdes improvisés ou de manipuler directement les éventuels fragments de filaments restés sur la peau.

Une piqûre peut entraîner une douleur importante, des rougeurs, des nausées, des vertiges ou un malaise.

En présence de symptômes importants, il faut prévenir le poste de secours ou contacter le SAMU au 15.

Observer plutôt que toucher

La présence de physalies sur la côte basque rappelle à quel point l’océan peut réserver des rencontres inattendues.

Sur une plage, il faut respecter les consignes des sauveteurs et ne jamais toucher un individu échoué.

En mer, ces organismes peuvent en revanche être observés à distance.

Et lorsque nous avons la chance d’en croiser depuis Atalaya, nous préférons profiter du spectacle en gardant une règle en tête : la meilleure manière de découvrir la vie sauvage reste toujours de l’observer sans la déranger.

À retenir